Les nouveaux substituts osseux phosphocalciques injectables : principes généraux

Didier MAINARD, Service de Chirurgie Orthopédique, Traumatologique et Arthroscopique, CHU NANCY

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Le chirurgien orthopédiste souvent confronté au traitement de pertes de substance osseuse qu’elles soient d’origines congénitale, traumatique, orthopédique, infectieuse ou tumorale, dont il doit en supprimer ou minimiser les conséquences par un comblement adéquat. Il a à sa disposition un certain nombre de techniques chirurgicales, de techniques biologiques et une large gamme de substituts osseux dont certains ne sont pas encore parfaitement évalués et validés. Ces substituts de l’os peuvent être d’origine humaine, animale voire minérale ou être purement chimiques et synthétiques.

La plupart des substituts de l’os d’origine non osseuse sont des substituts phosphocalciques se présentant sous forme solide qui varient de par leur présentation (granulés, formes géométriques variables…), mais également selon leur porosité et le diamètre des pores. Depuis quelques années, des formes injectables ont été développées à la suite des travaux de DRIESSENS et CONSTANZ. Ces substituts injectables ont l’avantage de mieux combler la perte de substance au contact intime de l’os et d’ouvrir la voie à la chirurgie mini invasive voire percutanée. On peut distinguer trois familles différentes de substituts de l’os injectables de nature phosphocalcique :

Ils diffèrent de par leurs propriétés physicochimiques, leurs modes d’action et leurs dégradations. Le chirurgien pourra faire appel à l’un de ces différents substituts injectables en fonction de leurs propriétés respectives et du cas clinique considéré.

Ces substituts injectables, qui pourront acquérir des propriétés particulières par association à des molécules d’intérêt biologiques, verront certainement leur application augmentée dans les années qui viennent par rapport aux substituts de l’os solides conventionnels