Les lésions acromio-claviculaires du sportif : traitement arthroscopique

Dr Jean Kany, Dr Régis Guinand, Clinique de l’Union, Toulouse

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Le traitement chirurgical des disjonctions acromio-claviculaires a toujours été, de tout temps, largement débattu dans la littérature.

Si un consensus a été admis au niveau de la classification grâce à Rockwood, l’indication chirurgicale et la technique n’en restent à ce jour pas moins sujet de controverses.

L’abstention thérapeutique simple peut donner jusqu’à 75% de bons résultats. Mais que proposer au 25% restant ? Les critères esthétiques sont parfois mis avant les critères fonctionnels dans les choix. La chirurgie classique donne des risques non négligeables d’échec de stabilisation ou d’infection. La multiplicité des techniques montre qu’il n’existe pas à ce jour de « référence ».

16 publications depuis ces 10 dernières années évoquent des principes techniques de réparation arthroscopique, mais sans réels résultats cliniques.

3 grandes techniques arthroscopiques ont été jusqu’à ce jour décrites :

Pendant 10 ans, nous avons utilisé une technique à ciel ouvert par ligamentoplastie artificielle, proposée dans les formes aigues de type III de la classification de Rockwood, mais également dans les formes chroniques avec transfert du ligament coraco-acromial selon la technique de Weaver-Dunn.

Cette technique nous a donné satisfaction en terme de stabilité et de fonction Depuis 2 ans, nous faisons exactement ce même geste entièrement sous arthroscopie dans le but d’éviter d’ouvrir la chape delto-trapézienne, de diminuer le risque infectieux et de proposer un retour plus rapide aux activités physiques. Nous présentons notre expérience de plus de 40 cas.