Imagerie du cartilage : aspects actuels

Laurence Mainard-Simard

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En 2010, l’exploration d’une articulation potentiellement pathologique, doit comprendre une étude de la membrane synoviale, des structures ligamentaires, des ménisques, des surfaces articulaires mais aussi de la qualité du cartilage de recouvrement.

Seule l’IRM répond à toutes ces exigences.

L’imagerie fine du cartilage intégrant une analyse de sa structure a été longtemps confinée au domaine de la recherche n’ayant aucun impact sur la prise en charge clinique. Le développement des techniques de supplémentation et de réparation cartilagineuse a entraîné ces dernières années un accroissement des exigences des cliniciens vis-à-vis de l’imagerie du cartilage.

L’arthroscanner permettant de visualiser exclusivement les defects cartilagineux ne suffit plus. Les séquences d’IRM utilisées en routine permettent avec un aimant de 1.5T ou mieux de 3T de détecter avec une sensibilité de 93% et une spécificité de 94% les lésions de grade 3 ou 4. La sensibilité reste bonne pour les lésions de grade 2 mais il est plus difficile d’identifier des altérations correspondant au grade 1, les seules pourtant potentiellement réversibles.

Pour ce faire il faut pouvoir analyser les caractéristiques biochimiques du cartilage. Cette approche devient possible avec des séquences spécifiques qui sont encore rarement réalisées en pratique courante car elles nécessitent un aimant performant. D’autre part le traitement des données doit faire appel à un logiciel approprié ce qui allonge le temps médical d’interprétation.

Ce type d’exploration très prometteur reste actuellement dévolu à l’étude de l’effet thérapeutique de certaines molécules chondro-protectrices.

Pourtant ces techniques qui permettent de visualiser les altérations intra-cartilagineuses à un stade très précoce ouvrent des perspectives majeures dans la compréhension de certaines pathologies comme les syndromes fémoro-patellaires et dans le développement des traitements préventifs des lésions cartilagineuses d’origine mécanique.