La voie d'abord de Watson-Jones selon RÖTTINGER dans les arthroplasties totales de hanche

Jean-Thomas TRENSZ, Mulhouse

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La modification selon Röttinger de la voie de Watson-Jones a pour but un abord peu invasif avec incision très courte, savec pour ce faire 3 principes : installation en décubitus latéral, opérateur en face du patient et membre inférieur opéré placé en arrière de l'autre pour le temps fémoral afin d'écarter le muscle moyen glutéal de la voie d'abord.

A propos des résultats d'une série de 500 interventions sur un intervalle de 3ans et 4 mois, sont décrites les difficultés et complications de la méthode en insistant sur les points de technique opératoire. Il est important de conserver toute la capsule articulaire, pour la refermer en fin d'intervention, ce qui s'avère possible dans presque tous les cas. La chirurgie peu invasive n'augmente pas le risque infectieux ( 1cas/500), et le faible taux de luxations ( 3/500) permet d'alléger les suites opératoires en remettant en cause la nécessité et pertinence des consignes préventives enseignées aux patients. Les complications les plus fréquentes (4 cas) ont été des fractures dans la région du petit trochanter sur des tiges fémorales non cimentées, survenant quelques jours après l'intervention chez des patients déjà mis en charge, dans le cadre de chutes, dont les causes ne semblent pas directement en rapport avec la méthode.

Les difficultés opératoires concernent surtout le temps fémoral avec le risque de malposition en varus, de sous-dimensionnement de la tige, de fissures, dont les points techniques pour les prévenir sont discutés.

La voie de Röttinger est aussi très adaptée à la chirurgie des reprises pour changement de l'élément cotyloïdien avec conservation de la tige fémorale car elle permet une très bonne exposition du cotyle et surtout le contrôle de la région sus-cotiloïdienne et de la face externe de l'ilion.