Trianon abstract

Thierry Musset

communication complète

Dès 1960, Sir John CHARNLEY, démontrait l’intérêt du polyéthylène à haut poids moléculaire dans les prothèses totales de hanche.

20 ans après, les instabilités liées à la petite tête fémorale et les granulomes d’usure sévères, ont orienté des recherches vers d’autres couples de frottement notamment alumine-alumine, ou métal-métal.

Mais il apparaît à l’usage que si l’usure reste bien acceptée par le patient,

  • les ruptures d’alumine, ainsi que les bruits de frottement, sont toujours critiqués,

  • ainsi que les débris métalliques macro ou microscopiques.

Si l’on ne souhaite pas s’exposer à ces risques parfois judiciarisés, ne restent que deux solutions possibles en polyéthylène :

  • la double mobilité dont la luxation intra prothétique, liée à l’implant, reste discutable,

  • et finalement le plus sûr, le plus ancien, le mieux connu, le polyéthylène.

Car parallèlement aux nouveaux matériaux, l’étude du polyéthylène s’est poursuivie pour en affiner usure et résultats. La réticulation a été ameliorée pour obtenir un polyéthylène de sécurité, comme le TRIANON, permettant de considérer comme normale une usure inférieure ou égale à 0.1mm par an.

Et si l’on garde pour principe de ne pas rechercher les effets de fluage, les indications découlent naturellement de ces constatations :

  • PE scellé, tête 22.2 dans les tailles inférieures à 48, tête 32 dans les tailles supérieures à 50, tête 36 dans les tailles supérieures à 54.

  • PE scellé dans une plaque en croix de reprise, tête 32 ou 36 limitant les risques de luxation.

  • PE impacté dans un métal back le plus fin et le plus élastique possible, pour autoriser le plus de polyéthylène possible.

Les qualités mécaniques de ces implants, et les différentes possibilités qu’ils permettent les placent ainsi aujourd’hui en tout premier plan des choix de sécurité pour un gain de stabilité et de longévité. Alors pourquoi s’en priver…

 

Haut

Retour au sommaire Geco 2009