INTRODUCTION A LA TABLE RONDE DU MINI-INVASIF

Michel LAURENCON

Clinique du Parc Lyon

Cette année au GECO le fil rouge sera le mini-invasif.

Il n'y a pas eu une seule réunion dans l'hexagone en 2004 sans que l'on parle du mini invasif.

Pourquoi en est on arrivé là ?

Toutes les disciplines chirurgicales se sont mises à l'endoscopie. L'orthopédie a commencé par l'arthroscopie il y a de nombreuses années et au début ce ne fut pas l'enthousiasme.

La chirurgie se faisait sans caméra, avec un matériel qui n'était pas adapté. Les interventions étaient longues. Puis se sont développés de nouveaux instruments et la chirurgie sous endoscopie a beaucoup progressée.

Actuellement plus personne ne remet en cause cette chirurgie

La presse médicale et non médicale s'est emparée du sujet et les patients alors informés réclament une chirurgie mini invasive. Les prothèses unicompartimentales ont été les premières intéressées par cette chirurgie car l'intervention s'y prête.

Le challenge est maintenant pour les prothèses totales. Pourquoi changer puisque cette chirurgie marche ? Il faut s'y faire, le mini invasif est là et les chirurgiens comme les fabricants devront s'adapter. Mais il ne suffira pas de diminuer l'incision pour faire du mini invasif.

I faudra peut-être inventer de nouvelles voies d'abords pour être moins agressif sur les parties molles.

Il faudra peut être développer de nouvelles techniques de coupes, de nouvelles instrumentations ou des implants qui pourraient être spécifiques pour chaque patient. On peut même imaginer de nouvelles installations de malades…

On vit actuellement un deuxième souffle de la chirurgie du genou et le mini invasif couplé à la navigation va permettre de changer complètement notre approche de cette chirurgie.

On ne devra jamais pour autant perdre de vue que cette chirurgie devra être reproductible, faite en toute sécurité et permettre un bon positionnement des implants.

Certains ont déjà une expérience .Nous leur donnons la parole.

 

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