PROCEDURES JUDICIAIRES ET CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE

P. KAUFFMANN - Bar-le-Duc

La communication complète

D'une éventualité probable, la judiciarisation de notre activité chirurgicale est devenue une difficile réalité. Si les indemnisations vraies augmentent peu, le nombre de procédures explose, au civil ou au sein des CRCI. Les statistiques le prouvent.

Ce constat modifie obligatoirement notre exercice. Si les juristes et nos assureurs sont rompus à ces problèmes qui sont leur quotidien professionnel, ce n'est pas notre cas et nous ne vivons pas les choses de façon identique. Il nous faut pourtant nous adapter au risque de voir notre activité disparaître dans la forme que nous avons connue depuis des années. Les plus jeunes l'ont compris en se désintéressant de notre beau métier.

L'information du patient lors de la consultation initiale reste l'un des points les plus importants. Nous verrons comment l'optimiser. Nous verrons qu'un délai raisonnable entre la consultation et l'acte chirurgical semble indispensable pour se prémunir face à notre obligation de prouver l'information du patient.

La tenue quasi militaire du dossier médical et le respect strict de la déontologie sont encore les meilleurs garants contre cet effet pervers et redoutable de la pratique chirurgicale. Le risque de voir dériver nos indications et de sélectionner nos patients est réel.

Les effets bénéfiques de la judiciarisation attendue par les patients ou le pouvoir politique (moins d'erreurs par crainte de la sanction, indemnisation sans faute possible par l'ONIAM) sont-ils réels face aux dégâts collatéraux qu'engendrent déjà ces textes législatifs ? L'avenir répondra à cette question.

 

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