Traitement des pertes de substance cutanée de la main

Dominique Le Nen

La communication complète

Le traitement des pertes de substance cutanée, avec ou sans lésions associées, fait appel à un nombre impressionnant de techniques visant à restituer autant que possible la spécificité de la peau dorsale ou palmaire de la main et celle des commissures interdigitales. Lorsque cicatrisation dirigée et greffe cutanée ne peuvent être employées, la couverture des pertes de substance cutanée de la main fait appel aux lambeaux dont deux types, habituellement pédiculés, permettent de traiter la très grande majorité des défects cutanés :

- les lambeaux péninsulaires, qui comportent une charnière en général cutanée ou fascio-cutanée, plus ou moins large, surtout utilisés aux dépens de la face dorsale de la main ou des doigts, mais ils ne peuvent couvrir que des petits défects cutanés locaux ;

- les lambeaux en îlot, avec un pédicule vasculaire plus ou moins bien individualisable; l'existence de systèmes anastomotiques situés au niveau des commissures digitales mais surtout du poignet permet de lever ces lambeaux à flux rétrograde, dessinés aux dépens de la face dorsale ou antérieure de l'avant-bras. Leur grand avantage est d'avoir un arc de rotation plus important. De plus, leur cartographie vasculaire autorise le dessin de lambeaux de grande taille.

La place des lambeaux à distance et des lambeaux libres est donc restreinte et ne vit que des contre indications ou de l'impossibilité de proposer les précédents.

Mais au-delà de l'aspect technique des couvertures cutanées, la stratégie de prise en charge des lésions sous-jacentes place au premier rang des préoccupations l'ostéosynthèse, les gestes tendineux, vasculaires ou nerveux ; le temps de couverture ne devant demeurer " que " l'étape ultime de cette séquence thérapeutique.

 

 

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