EVOLUTION A LONG TERME DES ARTHRODESES DE CHEVILLE

M. PERRIN, DIJON
Clinique de Fontaine, 1 rue des Créots 21121 Fontaine les Dijon

 

Pour tenter de définir la place respective des arthrodèses et des prothèses au sein des possibilités thérapeutiques offertes pour les atteintes ultimes de la cheville, il fallait en premier lieu préciser quels étaient les résultats de l'intervention de base : la ou les arthrodèses de la cheville.

Dans ce but, une étude de la littérature des dix dernières années a été réalisée.

9 équipes, présentant des résultats ayant un recul de 2 à 22 ans, ont publié des séries de 19 à 155 cas.

La fusion est obtenue dans 93 % des cas.

La douleur est améliorée dans 87 % des observations.

La fonction est peu modifiée par rapport à ce qu'elle était en préopératoire.

La position de l'arthrodèse est toujours obtenue dans des conditions satisfaisantes : rectitude de profil, rectitude ou léger valgus < 5 degrés de face, rotation externe de 10 degrés.

Au total, ces malades sont satisfaits dans 90 % des cas.

Les scores (AOFAS et Duquennoy) vont de 60 à 90 % de bons et excellents résultats.

Une activité sportive de loisirs peut être reprise dans 70 % des cas.

Au-dessus d'un délai de dix ans, l'évolution se fait vers une dégénérescence arthrosique des autres articulations du pied qui est responsable de la réapparition de douleurs. Aucune atteinte secondaire du genou n'est notée.

 

Sommaire Geco 2002

 

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